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La culture en mots simples

Des fiches courtes qui expliquent les notions de la planification culturelle de façon simple et claire. Chaque fiche se lit en quelques minutes.

01/ Objectif : 100 fiches

Fiche n° 01

Qu’est-ce que la planification culturelle ?

Par Dr Reza Moafi, fondateur et président ·

En bref

La planification culturelle, c’est la façon dont une ville ou une communauté décide, ensemble, de la place de la culture dans la vie de tous les jours : où elle se vit, pour qui, et avec quels soutiens.

Une définition simple

Quand je parle de « planification », on pense souvent aux routes, au logement ou aux parcs. La planification culturelle applique le même soin à la culture. Elle part d’une question simple : quelle culture existe déjà ici, et de quoi les résidents ont-ils besoin pour la vivre pleinement ? J’entends la culture au sens large : les arts et les bibliothèques, bien sûr, mais aussi les fêtes, les cuisines collectives, les lieux de culte, les langues parlées à la maison et la mémoire d’un quartier.

Elle suit généralement quatre étapes : repérer ce qui existe (lieux, groupes, savoir-faire, traditions), écouter les résidents, surtout ceux qu’on entend moins, choisir les priorités ensemble, puis faire le suivi pour voir ce qui a changé.

Un exemple montréalais

Montréal compte un réseau de maisons de la culture réparties dans ses arrondissements : des lieux gratuits ou peu coûteux où l’on peut voir un spectacle, visiter une exposition ou participer à un atelier près de chez soi. Derrière ce réseau, il y a un choix de planification : la culture ne doit pas être réservée au centre-ville. Plusieurs arrondissements se dotent aussi de leur propre plan culturel ou de développement social, afin que les décisions ressemblent aux gens qui y vivent, y compris les nouveaux arrivants venus du monde entier.

À retenir

  • La culture est une ressource commune, comme un parc : elle se planifie.
  • Une bonne planification culturelle commence par l’écoute, pas par une liste de projets.
  • Elle s’intéresse aux absents : les personnes qui ne viennent jamais aux activités font partie du portrait.
  • Ce n’est pas seulement l’affaire de la ville : organismes, artistes, établissements scolaires et résidents y participent.

Une idée reçue

« Planifier la culture, c’est organiser plus d’événements. » Pas tout à fait. Parfois, la meilleure réponse est une salle ouverte le soir, une affiche en plusieurs langues ou un trajet sécuritaire vers la bibliothèque. Planifier, c’est créer les conditions de la culture, pas seulement les activités.

Pourquoi c’est important pour la vie interculturelle

Dans un quartier où des dizaines de cultures se côtoient, la planification aide à décider si elles vont simplement coexister ou vraiment se rencontrer. Je l’ai souvent constaté : quand des résidents de toutes origines participent à la vie culturelle, ils ne sont plus seulement un public, ils deviennent coauteurs de leur ville.

Prochaines fiches : bientôt

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