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Chaque culture a son histoire d'hiver. Quelle est la vôtre ?

1 min de lecture

Traduction ; original en anglais

Je vis au Canada depuis quelques années maintenant. Chaque année, à cette période, je vois la même chose.

Les parcs se vident. Les rues deviennent silencieuses. Les gens vont de la maison à la voiture, de la voiture au centre commercial, puis rentrent à la maison.

Au centre commercial, on marche. On regarde. On dit quelques mots à un caissier. On voit des gens, mais on ne les rencontre pas vraiment. Il n'y a pas de vraie conversation.

Au fil de mes années en planification culturelle, j'ai appris une chose simple : le climat n'est pas seulement à l'extérieur de nous. Il façonne notre manière de nous rencontrer et de nous parler. Certains appellent cela la géoculture. Moi, j'appelle simplement cela la vie.

Beaucoup de gens au Canada vivent seuls. Nous nous souvenons tous de la COVID, quand nous ne pouvions pas nous parler, et de ce que c'était difficile. L'hiver peut un peu y ressembler de nouveau.

Mais chaque culture a sa propre réponse à l'hiver. En Iran, d'où je viens, nous avons la nuit de Yalda. Pendant la nuit la plus longue de l'année, les familles se réunissent, mangent des grenades, lisent de la poésie et parlent jusqu'au matin.

Alors voici notre idée à l'Institut interculturel Matin. Et si, chaque semaine, nous ouvrions un espace dans la ville, simplement pour parler ? Un sujet, une conversation ouverte, des personnes de différentes cultures assises ensemble. Rien de grand. Simplement parler.

Parfois, une bonne conversation suffit. On rentre chez soi un peu plus léger. Un peu moins seul. Un peu plus confiant en l'avenir.

De petits changements, des moyens simples. C'est ainsi que nous voulons bâtir une communauté meilleure.

Comment votre culture traverse-t-elle les mois sombres ?

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